CHRONIQUES D’UNE REQUISITON POPULAIRE, 1er PARTIE : Comment fonctionne le “Mac’Arouna Drive”. Webdoc ci-dessous :

Ce samedi 11 avril 2020 nous avons débuté des chroniques d’une réquisition populaire autour du Mac’Do Sainte Marthe. En effet, face le corona frappe durement les cités en difficultés de Marseille. Ces HLM dans la ville déjà en temps normal affichent des taux de chômage record de 30 à 46 % soit 4 à 5 fois plus important que la moyenne nationale. Ne parlons pas des autres quartiers populaires – plus au centre – comme ceux du 3ème arrondissement qui ont été désignés comme les plus pauvres d’Europe. C’est pour palier à cette catastrophe que Kamel Guémari et le SQPM (Syndicat des Quartier Populaire de Marseille) ont décidé de cette “réquisition populaire” pour aider ceux qui sont dans l’angle mort des aides. Pour exemple Clément, ce jeune homme de 24 ans, est venu du centre jusqu’au quartier Nord en transport en commun pour pouvoir manger. Lui par exemple ne s’en sort plus car il n’a pu trouver pour vivre qu’un “travail au black” et il l’a perdu dès les mesures de confinement. De ce fait, il nous explique qu’il n’entre pas dans les catégories de chômage partiels aiidés par l’état. Nous l’avons fait témoigner pour illustrer humainement ces statistiques dont on parle, ces miliers de personnes qui arrivaient à péniblement boucler les fins de mois avec du précaire et qui désormais ont le frigo vide. Alors dans ce webdoc les bénéficiares comprendont que ce n’est pas un point de distribution aux particuliers. Il s’agit bien d’un pôle logistique donc collecte et redistribution pour les assos et personnes ressources. Pour en revenir à Clément, bien sûr, Kamel Guémari, ne l’a pas renvoyé sans lui donner de quoi remplir son frigo, mais son témoignage va aussi permettre d’explique qu’ici c’est un pôle logistique pour alimenter des points de distributions (assos, personnes ressources) pour éviter que ce constituent des foules. C’est ainsi que pourra se déconfiner la solidarité tout en respetant les consignes sanitaires. Dans cette première partie c’est Salim Grabsi, membre fondateur du SQPM qui nous fait la visite des lieux et nous explique son fonctionnement.