En ce vendredi 21 février 2020, comme chaque année, une foule se presse au 4 chemin des Aygalades dans le 15ème arrondissement de Maseille pour commémorer le lâche assassinat – d’une balle dans le dos – du jeune Ibrahim Ali. Ce minot avait alors 17 ans, c’était il y a 25 ans et fut victime d’une odieuse ratonnade perpetré par des colleurs d’affiches du FN armés contre des ados en âge d’être leurs enfants. Un quart de siècle après le contexte est similaire puisque Marseille se prépare aux échéances municipales. Gaudin qui a débuté son règne cette même année 1995 va tirer sa révérence et n’aura jamais exhaussé le vœu du Collectif Ibrahim Ali à savoir : renommer l’avenue en son nom. Une génération après le drame nous allons écouter le constat amer de Soly, un poète qui a grandi à la Savine cité du pays de la Bonne Mère, une sainte madone voilée venue de l’autre côté de la méditerranée pour veiller sur cette ville fondée par un autre étranger : Protis le phocéen. Une jeune femme rappellera également au micro, avant la prise de parole du leader de la B.Vice Sound Musical School, que Marseille s’est construit avec des vagues d’immigrations successives : Italiens, Espagnoles, Arméniens, Comoriens, Pieds noirs, ne serait-ce que pour citer les derniers arrivés. Une fois ce rappel historique fait en direction de ceux qui ont la haine de l’étranger, Soly a pris le micro. Et quand Soly slame, c’est du fond de son âme qu’il s’esclame ! Faut dire qu’une génération après, c’est le RN qui est le premier parti de sa ville. Alors il enrage face aux sondages qui font monter en lui une rage. Pendant 5 minutes et de façon poétique il va fustiger les pratiques dramatiques de tout l’échiquier politique : Tous les maux y passeront : Clientélisme, intimidations, mensonges, trahisons etc… Le Slam en vidéo ci-dessus suivi de la minute de silence observée pour mémoire.

Le poème de Soly à lire dans son blog : http://mtsoly.over-blog.com/2020/02/passeurs-de-reves-et-d-espoir-a-croire-et-a-rever.html

Et ci-dessous photoreportage en plus :