Dans le cadre du Cycle de conférences d’Approches Cultures & Territoires en partenariat avec la bibliothèque BMVR l’Alcazar, sur le thème du racisme structurel, l’après-midi du samedi 17 octobre 2020 était consacrée à l’histoire occultée des massacres du 17 octobre 1961. Des opérations de répression cruelles contre des manifestants français musulmans d’Algérie qui défilaient pacifiquement pour l’égalité et contre la colonisation de l’Algérie. Des hommes endimanchés pour l’occasion, pour la plupart travailleurs, accompagnés parfois de leurs épouses. Bien évidemment ils déambulaient sans armes et venaient des taudis dans lesquels ils vivaient comme les bidonvilles de Nanterre. C’était des gens simples qui répondaient aux mots d’ordres de mobilisation quand soudainement au lieu de disperser la foule (car il n’y avait aucun danger) la police c’est mise à ratonner les manifestants sans pitié, à “jeter les algériens dans la Seine”. Ces exactions avaient été ordonnés par le préfet de Police de Paris, un certain Maurice Papon. Bien entendu avec l’accord du gouvernement. Pour mieux comprendre le contexte et comment la police républicaine, suppléée par des harkis zélés, a pu obéir aux ordres, la diffusion du film d’Agnès Denis et Mehdi Lallaoui « Le silence du fleuve » a bien éclairé le public grâce a une belle enquête et des témoignages poignants. Ensuite Mehdi Lallaoui, auteur-réalisateur et Samia Messaoudi, responsable de l’association « Au nom de la mémoire, ont pris la parole pour nous préciser les motivations qui les ont conduits à œuvrer pour la reconnaissance de ces crimes. Ceci à l’aune du contexte actuel. Nous vous proposons de les écouter pour cette première partie du rendu audiovisuelle de la Conférence-débat. Nous ajouterons pour être exhaustif que la journée fut également animé par le collectif “Mémoire en Marche” et “le Sel de la vie” avec de nombreux soutiens dont la librairie “Transit”.